Bascule pelvienne : quand la médecine abandonne nos jeunes
À 21 ans, cette jeune Française souffre depuis trois ans d'une bascule pelvienne de 15 millimètres qui lui pourrit littéralement l'existence. Son témoignage, publié sur le Journal des Femmes Santé, révèle les failles béantes de notre système de santé face aux pathologies complexes.
Un parcours médical chaotique
Luxation de la mâchoire, attitude scoliotique, sciatiques, céphalées de tension, aponévrose plantaire : la liste des symptômes est accablante. Cette jeune femme a multiplié les examens : IRM du cerveau, des dorso-lombaires, des cervicales, écho-doppler des jambes. Résultat ? Un diagnostic posé mais aucune solution thérapeutique efficace.
Les ostéopathes et kinésithérapeutes consultés minimisent sa pathologie, préférant incriminer ses omoplates plutôt que de reconnaître la réalité de sa bascule pelvienne. Malgré les preuves irréfutables des examens d'imagerie, ces professionnels persistent dans leur déni.
L'échec des thérapies conventionnelles
Gouttière dentaire, exercices ostéopathiques, kinésithérapie : tous ces traitements n'apportent qu'un soulagement temporaire. Les douleurs reviennent systématiquement le lendemain des séances. Cette jeune femme se retrouve contrainte à l'auto-massage pour calmer ses souffrances.
Face à cet échec thérapeutique, elle envisage désormais de consulter chiropracteur, physiothérapeute, naturopathe ou rhumatologue. Un parcours du combattant qui révèle l'incapacité de notre médecine à traiter efficacement certaines pathologies.
Des conséquences dramatiques sur la vie sociale
Les répercussions dépassent le cadre médical. Étudiante, cette jeune femme s'absentait régulièrement, développant même une phobie scolaire accompagnée de nausées. Le sport devient impossible : lever les bras provoque des douleurs, la natation est proscrite.
Contrainte de se tourner vers la musculation pour renforcer son dos, elle ne peut réaliser que des exercices d'abdominaux, les tensions musculaires l'empêchant de travailler le haut du corps.
Une chirurgie comme dernier recours
Son entourage évoque une intervention chirurgicale, solution adoptée par d'autres patients souffrant de bascule pelvienne. Mais cette jeune femme attend toujours qu'un spécialiste de la hanche lui indique la marche à suivre.
Son témoignage soulève une question fondamentale : comment notre système de santé peut-il abandonner ainsi une jeune Française de 21 ans ? Livrée à elle-même, contrainte de mener ses propres recherches sur internet, elle incarne l'échec d'une médecine qui se spécialise au détriment d'une approche globale du patient.