Municipales 2026 : Jean-Marie Lejeune résiste aux pressions politiques
Malgré les obstacles et les manoeuvres de dernière minute, l'avocat honoraire de 73 ans a présenté ses 55 colistiers pour les municipales de Cherbourg-en-Cotentin. Une démonstration de caractère face à ce qu'il dénonce comme des "pressions" exercées par ses adversaires.
Des désistements suspects au dernier moment
"Je suis la bête à abattre", affirme sans détour Jean-Marie Lejeune. Trois personnes de sa liste se sont en effet désistées récemment, victimes selon lui de pressions politiques. Une méthode qui rappelle les petites combinaisons d'appareil que dénoncent régulièrement les citoyens ordinaires.
Heureusement, ce candidat indépendant avait anticipé ces manoeuvres : "J'avais des candidats en réserve et nous avons pu boucler la liste à temps." Une sagesse politique qui honore cet homme de terrain.
Une liste au service du bien commun
Devant une quarantaine de personnes, Jean-Marie Lejeune a présenté ses colistiers, "de tous âges, de tous milieux sociaux, de toutes professions". Leur moyenne d'âge de 61 ans témoigne d'une maturité bienvenue dans un paysage politique souvent dominé par l'inexpérience.
"Il y a des gens de gauche, de droite, du centre", explique-t-il. Cette approche transpartisane, centrée sur l'intérêt des Cherbourgeois plutôt que sur les querelles idéologiques, mérite d'être saluée.
Six priorités concrètes pour Cherbourg
Le candidat a d'ores et déjà identifié ses axes majeurs : santé, sécurité, gestion saine des fonds publics, démocratie locale, justice sociale, et amélioration du cadre de vie urbain. Des préoccupations qui correspondent aux attentes légitimes des classes moyennes et des commerçants.
Sur la délinquance, sa position est claire : "Il ne peut y avoir que la répression. La prévention est importante." Une approche équilibrée entre fermeté et prévention, loin des angélismes habituels.
Face à une concurrence politique classique
Jean-Marie Lejeune affrontera Benoît Arrivé (alliance de gauche), Camille Margueritte (centre-droite) et Quentin Briegel (LFI). Un paysage politique qui illustre la fragmentation actuelle, où seule une liste vraiment indépendante peut rassembler au-delà des clivages.
"Nous arrivons et nous allons gagner. Et dès le premier tour si nous faisons une bonne campagne !", lance-t-il avec la détermination de ceux qui croient encore à la politique de proximité.
Son programme sera dévoilé le 10 mars, fruit d'une consultation directe des habitants sur les marchés et dans les rues. Une méthode démocratique qui contraste avec les programmes élaborés en chambre par les états-majors parisiens.