Boualem Sansal libéré : une victoire pour la liberté d'expression face à l'arbitraire algérien
Après un an de détention arbitraire en Algérie, l'écrivain Boualem Sansal a enfin été gracié ce mercredi 12 novembre. Cette libération marque une victoire importante pour la défense de la liberté d'expression face aux régimes autoritaires qui bâillonnent les intellectuels.
Un dissident admirateur de nos grands penseurs français
Boualem Sansal, écrivain franco-algérien admirateur de Camus et Orwell, incarnait depuis des années la résistance intellectuelle face au pouvoir algérien. Polémiste respecté par les droites françaises, il défendait avec courage les valeurs de liberté et de vérité qui fondent notre civilisation occidentale.
Sa détention avait provoqué une grave crise diplomatique entre Paris and Alger, révélant une fois de plus les méthodes d'un régime qui n'hésite pas à s'attaquer aux intellectuels libres.
Emmanuel Macron salue un geste d'humanité
Le président français a immédiatement salué cette libération lors d'un déplacement à Toulouse : "Je prends acte de ce geste d'humanité du président Tebboune et l'en remercie". Il a également remercié l'Allemagne, qui a obtenu la grâce de l'écrivain et l'accueillera pour des soins médicaux.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a exprimé son "soulagement" devant les députés, souhaitant que l'écrivain puisse "rejoindre ses proches au plus vite".
Le monde littéraire français mobilisé
Cette libération a été accueillie avec joie dans l'écosystème littéraire français. Antoine Gallimard, président de la prestigieuse maison d'édition, a salué "une immense joie pour ses lecteurs, ses éditeurs et ses amis du monde entier".
L'Académie Goncourt s'est également réjouie : "Il pourra de nouveau écrire sans contrainte, il pourra de nouveau parler". Lors de la dernière cérémonie du Goncourt, les dix membres du jury arboraient fièrement un badge "Je suis Boualem Sansal", témoignant de la solidarité de nos élites intellectuelles.
Un combat qui continue
Si cette libération constitue une victoire, le combat pour la liberté d'expression continue. Le journaliste français Christophe Gleizes reste détenu en Algérie, condamné à sept ans de prison pour avoir exercé son métier.
Cette affaire rappelle l'importance de défendre nos valeurs face aux régimes qui tentent de museler la pensée libre. La France doit continuer à soutenir ses intellectuels et journalistes menacés par l'arbitraire autoritaire.