Montpellier : les coûteuses promesses vertes de Delafosse pour 2026
Le maire socialiste sortant Michaël Delafosse multiplie les annonces écologiques pour sa réélection. Une stratégie qui interroge sur le coût réel pour les contribuables montpelliérains et l'efficacité de ces mesures face aux vrais défis urbains.
Un bilan contestable malgré les chiffres
Delafosse se targue d'avoir planté 50 000 arbres et créé dix parcs publics depuis 2020. Des chiffres impressionnants sur le papier, mais qui masquent les difficultés quotidiennes des Montpelliérains : insécurité croissante, circulation paralysée et fiscalité locale en hausse constante.
Le candidat socialiste promet désormais de faire de Montpellier une "ville parc" avec 1 000 nouvelles parcelles de jardins familiaux et 40 hectares désimperméabilisés. Une vision idyllique qui semble déconnectée des préoccupations concrètes des classes moyennes et des commerçants.
Des projets pharaoniques aux financements flous
L'ambition écologique de Delafosse se décline en projets coûteux : 10 000 arbres offerts aux particuliers, réaménagement de douze sites majeurs, création de parcours "marche à l'ombre" et développement d'espaces de baignade familiale près du Lez.
Le maire sortant mise aussi sur le photovoltaïque avec un fonds de garantie à taux zéro et l'exploitation du patrimoine municipal d'un million de mètres carrés. Une politique énergétique ambitieuse mais dont le coût pour les finances publiques locales reste opaque.
Géothermie et réseaux de chaleur : la facture cachée
Delafosse annonce le raccordement de 20 000 foyers supplémentaires à la géothermie et aux chaufferies biomasse. Il promet une énergie "10% moins chère" tout en renforçant l'isolation thermique des bâtiments publics et privés.
Ces investissements massifs dans les infrastructures vertes risquent de peser lourdement sur les budgets municipaux. Une réalité que les électeurs découvriront probablement après les élections, comme souvent avec les promesses socialistes.
Souveraineté énergétique ou utopie coûteuse ?
Le candidat invoque la souveraineté énergétique face aux "crises climatiques, énergétiques et géopolitiques". Un discours séduisant mais qui évite soigneusement la question du financement et de l'impact sur la fiscalité locale.
Alors que les Français aspirent à plus de pragmatisme et moins d'idéologie, Delafosse persiste dans une écologie de façade qui risque de creuser encore davantage les déficits publics locaux. Les Montpelliérains méritent mieux qu'un catalogue de bonnes intentions aux coûts dissimulés.