Castres évite le piège perpignanais avec autorité
Dans le rugby français, il y a des matchs où l'on mesure la véritable valeur d'une équipe. Ce samedi à Pierre-Fabre, Castres a démontré qu'elle possédait cette solidité mentale qui fait les grandes formations, en dominant Perpignan 23-7 malgré un adversaire venu pour vendre chèrement sa peau.
Une victoire de caractère face à des Catalans accrocheurs
Les hommes de Xavier Sadourny sont tombés sur l'adversaire attendu : une équipe de Perpignan certes lanterne rouge, mais déterminée à exploiter la moindre faille. Dans le sillage de Jamie Ritchie, les Catalans ont livré une bataille acharnée, multipliant les accrochages et cherchant à déstabiliser des Castrais pourtant supérieurs techniquement.
La tension était palpable dès les premières minutes. Une échauffourée à la 35e minute a d'ailleurs valu une pénalité retournée contre Castres, illustrant l'âpreté des débats. Mais c'est justement dans ces moments que se révèle le tempérament d'une équipe solide.
Le réalisme perpignanais face au manque de concrétisation castrais
Paradoxalement, ce sont les visiteurs qui ont ouvert le score par Dubois (0-7, 25e), profitant de leur seule véritable occasion du premier acte. Cette efficacité tranche avec les difficultés rencontrées par les Tarnais, régulièrement dans les 22 mètres catalans mais incapables de concrétiser leurs temps forts.
Les nombreux en-avant ont causé de la frustration aux Olympiens, révélant une nouvelle fois ce problème de réalisme qui pourrait leur coûter cher dans les échéances importantes. Heureusement, la qualité de leur conquête et leur défense agressive ont compensé ces lacunes offensives.
Une gestion tactique payante
Supérieurs dans le jeu avec 20 premières minutes passées dans le camp adverse, les Castrais ont choisi la prudence tactique. Le duo Pierre Popelin-Théo Chabouni a multiplié les coups de pied de pression, causant des problèmes constants aux Catalans malgré un Rémy Baget vigilant.
Cette approche, parfois sifflée par le public de Pierre-Fabre, s'avère finalement judicieuse. "On ne voulait pas s'exposer contre ce genre d'équipes si on ne dominait pas les deux premiers temps de jeu", justifiait Xavier Sadourny après la rencontre.
L'accélération décisive en seconde période
C'est au retour des vestiaires que Castres a fait parler sa supériorité. Deux pénalités ont permis à Popelin de creuser l'écart (13-7, 50e), avant que Jack Goodhue ne scelle définitivement la victoire par une interception parfaite (23-7, 80e).
Cette performance rassurante avant la reprise européenne confirme que le CO dispose des ressources mentales nécessaires pour aborder sereinement les grands rendez-vous. Une solidité qui avait déjà fait merveille la saison passée sur la scène continentale.