Basket : Audrey Sauret exige l'or mondial pour les Bleues à Berlin
À l'approche de la Coupe du monde de basket féminin à Berlin, l'ancienne internationale française Audrey Sauret affiche une ambition claire et sans détour : l'équipe de France doit viser la médaille d'or. Dans un entretien accordé au Dauphiné Libéré, celle qui connaît parfaitement les arcanes du basket tricolore estime que cette génération a les moyens de ses ambitions.
Une génération conquérante portée par l'héritage des JO de Paris
Pour Audrey Sauret, le déclic est venu des Jeux Olympiques de Paris. La mentalité du groupe a changé, et c'est une joueuse en particulier qui incarne cette nouvelle dynamique : Gabby Williams. Son tempérament de vainqueur, qualifié d'« à l'américaine », a insufflé un état d'esprit conquérant à tout le collectif.
« Il faut avoir l'ambition d'aller chercher pas seulement une médaille, mais d'aller chercher l'or. Il y a tous les ingrédients entre le talent des joueuses, le collectif qui est très fort et l'état d'esprit qui a un peu évolué. »
L'ancienne joueuse va plus loin en affirmant que cette Coupe du monde à Berlin représente une opportunité plus accessible que les Jeux de Los Angeles dans deux ans. Une fenêtre de tir à ne pas manquer pour le basket féminin français.
Le roster le plus complet de l'histoire des Bleues
Interrogée sur l'homogénéité de cet effectif, Audrey Sauret est catégorique : jamais l'équipe de France n'a présenté un groupe aussi dense et équilibré. De la première à la douzième joueuse, le niveau est constant, ce qui constitue un luxe rare au plus haut niveau.
La force de cette génération réside dans sa polyvalence. Là où les équipes précédentes s'appuyaient sur un secteur précis, meneuses ou intérieures, cette sélection est redoutable à tous les postes. La complémentarité permet d'ajuster les temps de jeu selon les sensations du jour, un atout précieux sur une compétition de longue durée avec la répétition des efforts.
Audrey Sauret met en avant le talent exceptionnel de Marine Johannes, une joueuse qui « transpire basket », capable de s'exprimer pleinement grâce à cette densité collective. Selon elle, peu de nations peuvent répondre à cette homogénéité physique et technique.
Des absences assumées et des solutions trouvées
Les forfaits ou absences d'Iliana Rupert et d'Alexia Chery dans le secteur intérieur ne suscitent pas d'inquiétude chez l'ancienne internationale. La relève est assurée par Dominique Malonga et Marième Badiane, tandis que Valériane Ayayi peut se décaler au poste 4. L'équipe est simplement « ajustée différemment ».
Même constat pour l'absence de Marine Fauthoux, non sélectionnée. Leïla Lacan, Pauline Astier et Carla Leite sortent de grosses saisons à l'étranger et apportent une nouvelle dynamique. Les choix du staff se sont portés sur la forme du moment, un critère essentiel dans un contexte de préparation raccourcie.
Une préparation tronquée qui n'effraie pas
La question des automatismes à retravailler dans un temps réduit ne semble pas être un obstacle majeur pour Audrey Sauret. Elle y voit même des avantages : les joueuses évoluant en WNBA arrivent en pleine confiance, avec un état physique au summum et des responsabilités déjà assumées en club.
Les fenêtres internationales permettent par ailleurs aux joueuses de se côtoyer régulièrement, une spécificité du basket féminin par rapport au basket masculin. La première phase de la compétition, si elle est abordée avec sérieux, peut servir de mise en route pour renforcer la cohésion du groupe.
Leïla Lacan, la révélation attendue
Parmi les joueuses susceptibles de se révéler lors de ce Mondial, Audrey Sauret pointe Leïla Lacan. La meneuse, après une grosse saison avec Basket Landes et un passage impactant en WNBA, a les qualités pour devenir une leader de cette équipe. Son poste et ses qualités individuelles lui donnent les clés pour prendre le jeu à son compte.
Le choix de Romane Bernies plutôt que Marine Fauthoux s'explique d'ailleurs par cette volonté d'apporter de l'expérience et du leadership dans le vestiaire. Un rôle de « tampon » précieux pour encadrer les nouvelles générations de meneuses, talentueuses mais encore jeunes au niveau international.
FAQ : Les Bleues peuvent-elles vraiment viser l'or à Berlin ?
Quel est le principal atout de l'équipe de France pour cette Coupe du monde ?
L'homogénéité de l'effectif, de la première à la douzième joueuse, constitue la principale force des Bleues. Cette densité permet d'ajuster les rotations et de maintenir un niveau de jeu constant sur la durée de la compétition.
Qui sont les joueuses à suivre lors de ce Mondial ?
Gabby Williams incarne le leadership conquérant du groupe, Marine Johannes apporte son talent offensif exceptionnel, et Leïla Lacan est attendue pour prendre de nouvelles responsabilités au poste de meneuse.
Les absences dans le secteur intérieur sont-elles un problème ?
Non, selon Audrey Sauret. Dominique Malonga, Marième Badiane et Valériane Ayayi offrent des solutions de remplacement crédibles, et l'équipe est simplement ajustée différemment sans perdre en compétitivité.
La Coupe du monde de basket féminin se déroulera à Berlin à partir de septembre 2026. Les Bleues devront confirmer sur le terrain les ambitions affichées par leurs anciennes gloires.