USAP : le recrutement catalan mise sur l'expérience et le leadership pour survivre en Top 14
L'USAP aborde la saison 2026-2027 avec une stratégie de recrutement claire et assumée : remplacer les départs par des joueurs aguerris, rompus aux exigences du Top 14 et capables d'incarner un leadership fort. Avec 55 joueurs dans l'effectif, le manager Laurent Labit a fait de l'expérience le maître-mot de cette intersaison, une réponse directe aux carences identifiées la saison passée.
Coïncidence ou pas, seul le RC Vannes a recruté plus que l'USAP cet été. Une logique simple pour les équipes théoriquement menacées par la relégation : se renforcer pour ne pas subir. Pour les Catalans, ce renforcement ne se limite pas à la quantité, mais bien à la qualité des profils recrutés.
Des internationaux et des palmarès pour encadrer les jeunes
Après avoir densifié la première ligne il y a deux ans, puis les deuxième et troisième lignes la saison dernière, l'USAP a cette fois compensé les départs poste pour poste, tout en intégrant davantage les jeunes aux rotations. Mais c'est le pedigree des arrivants qui donne tout son sens au terme de renfort.
Aux postes de pilier, Enzo Forletta (champion de France 2022, vice-champion 2026) remplace Giorgi Beria, tandis que Cédate Gomes Sa (champion de France 2016, 169 matches de Top 14) prend la place de Nemo Roelofse. L'international italien Marco Riccioni, 27 ans, succède au vieillissant Kieran Brookes. À la mêlée, l'international irlandais Luke McGrath, champion d'Europe 2018, apporte son épaisseur au poste de 9.
Derrière, la logique est la même : aucun joueur de plus de 30 ans recruté, et des stars du Super Rugby néo-zélandais pour remplacer les partants. Braydon Ennor, considéré comme l'un des meilleurs défenseurs du pays, et Sevu Reece, meilleur marqueur de Super Rugby avec 37 sélections chez les All Blacks, débarquent avec un statut qui parle d'eux-mêmes. Maëlan Rabut, lui, apportera densité (1,95 m, 98 kg) et leadership au centre.
« Il y avait trop peu de leaders vraiment identifiés »
Laurent Labit ne cache pas son constat initial : « Quand je suis arrivé, j'avais fait le constat qu'il y avait trop peu de leaders vraiment identifiés. Il y avait de très bons joueurs, mais un leader ce n'est pas quand tout va bien. C'est quand ça va mal, quand les coéquipiers veulent se tourner vers vous. Et c'est là que le leader agit. »
Les recrues répondent à cette exigence. José Madeira, capitaine du Portugal, et Maëlan Rabut sont des leaders naturels. Lachlan Swinton, international australien et champion d'Europe avec Bordeaux, apporte l'expérience. Les retours de Patrick Sobela (139 matches de Top 14) et Noé Della Schiava, après une saison blanche, complètent un dispositif pensé pour la rotation.
L'expérience aussi en coulisses
Le recrutement ne se limite pas au terrain. Arthur Alvarez, chef des analystes vidéo et bras droit de Yannick Bru pendant trois saisons à l'UBB, rejoint l'encadrement, tout comme Nicolas Godignon au poste d'entraîneur de la défense. Des profils peu exotiques, mais qui connaissent parfaitement le terrain de jeu. C'est la recette de Laurent Labit pour résister aux tourmentes du Top 14.
Questions fréquentes sur le recrutement de l'USAP
Quel est le principal objectif du recrutement de l'USAP cette saison ?
L'objectif est de remplacer les départs par des joueurs expérimentés, capables de s'imposer dans la lutte pour le maintien et d'incarner un leadership fort sur le terrain.
Quelles sont les recrues les plus marquantes de l'USAP ?
Les Néo-Zélandais Braydon Ennor et Sevu Reece, l'Irlandais Luke McGrath, ainsi que les internationaux Enzo Forletta et Lachlan Swinton figurent parmi les arrivées les plus notables.
Comment l'USAP compte-t-elle gérer l'intégration des jeunes ?
Le club prévoit d'intégrer davantage les jeunes aux rotations, tout en s'appuyant sur l'expérience des recrues pour les encadrer et les faire progresser.