Arrestation du prince Andrew : Charles III livre son frère à la justice
Un coup de théâtre qui ébranle la monarchie britannique. Ce jeudi 19 février, jour de son 64e anniversaire, Andrew Mountbatten-Windsor a été interpellé à Wood Farm, sa résidence de fortune après son éviction du prestigieux Royal Lodge. L'ancien duc d'York est soupçonné d'abus de pouvoir et de faute dans l'exercice de ses fonctions officielles.
Une chute orchestrée par le palais
Cette arrestation ne doit rien au hasard. Elle intervient après des perquisitions menées dans deux résidences royales du Berkshire et du Norfolk. Plus troublant encore, elle semble avoir été précipitée par son propre frère, le roi Charles III, qui avait publiquement annoncé sa coopération avec les forces de l'ordre le 9 février dernier.
Dans un communiqué de Buckingham Palace, le souverain avait déclaré être « prêt à soutenir la police de la vallée de la Tamise » si nécessaire, précisant que ses « pensées et sa sympathie » allaient aux « victimes de toutes les formes d'abus ». Une prise de position qui sonnait comme un désaveu public.
L'ombre d'Epstein plane toujours
Andrew Mountbatten-Windsor reste empêtré dans l'affaire Jeffrey Epstein. Les documents judiciaires américains révèlent des vols en jet privé suspects et d'éventuels échanges d'informations sensibles avec le milliardaire déchu. Certains courriels suggèrent que le prince aurait utilisé sa position pour transmettre des documents officiels à Epstein, accusations qu'il a toujours fermement niées.
L'isolement du prince déchu
Avant Charles III, toute la famille royale avait pris ses distances. Le prince Edward, lors du Sommet mondial des gouvernements à Dubaï, avait rappelé l'importance de « se souvenir des victimes ». Kate Middleton et le prince William s'étaient déclarés « profondément inquiets des révélations qui continuent d'affluer » concernant les crimes d'Epstein et de ses complices.
Cette mise en détention provisoire marque l'aboutissement d'un processus d'isolement méthodique. La monarchie britannique, soucieuse de préserver son image, semble avoir sacrifié l'un des siens sur l'autel de la respectabilité. Une leçon d'autorité qui rappelle que même le sang royal ne protège plus de la justice quand l'honneur de la Couronne est en jeu.