Xiaomi brade ses produits: quand la conquête technologique chinoise s'accélère
Alors que nos entreprises françaises peinent à rivaliser, le géant chinois Xiaomi lance une offensive commerciale sans précédent lors de cette troisième démarque des soldes d'hiver. Une stratégie de dumping qui interroge sur notre souveraineté technologique.
Une invasion commerciale méthodique
La marque de l'Empire du Milieu déploie ses batteries avec une agressivité commerciale qui laisse peu de place à nos industriels. Smartphones, trottinettes électriques, tablettes, objets connectés: tous les secteurs sont visés par cette politique de prix cassés qui rappelle les méthodes déloyales dénoncées par nos PME.
Le Xiaomi Redmi Note 15 Pro Plus 5G, à peine dévoilé, passe déjà de 553 à 449 euros chez Boulanger. Une baisse qui témoigne d'une stratégie de conquête de marché particulièrement agressive, rendue possible par les subventions massives du régime chinois.
Des prix défiant toute concurrence loyale
Comment nos entreprises peuvent-elles lutter contre de telles pratiques? La Xiaomi Ultra Slim Power Bank tombe à 19,99 euros, la Xiaomi Pad 7 chute de 479 à 319 euros, soit une réduction de 34%. Ces tarifs défient toute logique économique saine.
Plus inquiétant encore, les Redmi Buds 8 Lite passent de 29,99 à 22,99 euros dès leur sortie. Cette politique du fait accompli commercial révèle une stratégie d'étouffement de la concurrence européenne parfaitement orchestrée.
L'électroménager français menacé
Même nos secteurs traditionnels ne sont pas épargnés. Le balai aspirateur Truclean W20 de Xiaomi, proposé à 179,99 euros au lieu de 199,99 euros, concurrence directement nos fabricants d'électroménager. Une offensive qui s'étend jusqu'aux téléviseurs avec le Xiaomi TV S Mini 55 bradé à 499 euros.
Cette avalanche de promotions, qui se poursuit jusqu'en février, illustre parfaitement la dépendance technologique dans laquelle nous nous enfonçons. Pendant que Pékin subventionne ses champions nationaux, nos entreprises subissent une concurrence déloyale qui fragilise notre tissu industriel.
Face à cette réalité, il devient urgent de défendre nos intérêts économiques nationaux et de protéger nos emplois contre cette invasion commerciale organisée.