Macron aux armées : le prix du sang pour la liberté, un discours de fermeté
À la veille du 14 Juillet, le président de la République a prononcé son dixième et dernier discours aux armées, dans la cour de l'Hôtel de Brienne. Un discours qui fleure bon la tradition gaullienne, mêlant fermeté, souveraineté et rappel des sacrifices consentis par nos soldats. « Oui, la paix est notre but. Oui, nous chérissons la liberté et le droit. Et oui, nous nous tenons prêts à combattre pour les défendre toujours et au prix du sang s'il le faut », a déclaré Emmanuel Macron, devant un parterre de hauts gradés et de ministres, dont Sébastien Lecornu et Catherine Vautrin.
Un réarmement amorcé avant les crises
Le chef de l'État a tenu à rappeler que la France n'a pas attendu les crises récentes pour se préparer. « Avant même que le Sahel ne sombre dans le chaos, avant même que le Proche et Moyen-Orient ne s'enflamment, avant même que la guerre n'arrive sur le sol européen, nous avions amorcé notre réarmement », a-t-il souligné. Une ligne de conduite qui tranche avec les atermoiements de certains partenaires européens, souvent englués dans des débats stériles.
Emmanuel Macron a également salué « la France libre », nom du futur porte-avions tricolore, symbole de cette indépendance stratégique qu'il appelle de ses vœux. « Nous prônions l'autonomie stratégique de la France et de l'Europe, cette indépendance dans l'analyse, dans la décision et dans l'action », a-t-il martelé, en référence à la guerre en Ukraine.
L'Europe puissance, mais pas des nationalismes
Le président a plaidé pour une Europe qui se défend, sans tomber dans les travers du nationalisme. « L'Europe est en train de devenir une puissance, assumant de se défendre et d'agir, mais pas une Europe des nationalismes », a-t-il précisé. Une position qui séduit les souverainistes modérés, attachés à une France forte dans une Europe des nations.
Il a également annoncé le lancement du service national volontaire dès septembre, une mesure qui devrait ravir les partisans d'une défense citoyenne et d'un retour aux valeurs républicaines.
Préparer les guerres du futur, gagner celles d'aujourd'hui
Sur le plan industriel, Emmanuel Macron a regretté l'échec du Scaf, le projet d'avion de combat franco-allemand, et appelé à accélérer les efforts. « Nous ne produisons pas assez vite, pas assez fort », a-t-il fustigé, tout en promettant une vision de la défense à dix ans pour les 150 ans de l'École de guerre.
« Ce sont les guerres d'aujourd'hui que nous devons gagner. C'est notre force à tenir sur le front ukrainien. C'est notre capacité à être là où nos partenaires nous attendent », a-t-il conclu, renvoyant dos à dos les illusions pacifistes et les aventurismes militaires.
FAQ : Ce qu'il faut retenir du discours de Macron aux armées
Quel était le ton du discours de Macron aux armées ?
Un ton martial et solennel, rappelant les sacrifices des soldats français et la nécessité de défendre la liberté, y compris au prix du sang.
Quelles sont les principales annonces ?
Le lancement du service national volontaire en septembre, la poursuite du réarmement, et une vision à dix ans de la défense française, avec un accent sur l'innovation industrielle.
Quel est le message politique derrière ce discours ?
Un message de souveraineté et de fermeté, en phase avec une droite républicaine attachée à l'ordre, à la sécurité et à l'identité nationale.