Romain Grosjean sans détours sur l'effondrement de Piastri
La saison 2025 d'Oscar Piastri restera comme un gâchis monumental. L'Australien, qui dominait le championnat avec plus de 30 points d'avance sur Norris après la pause estivale, a littéralement coulé en fin de saison. Une chute libre que Romain Grosjean n'hésite pas à qualifier sans détours.
"On avait l'impression que c'était son cousin qui pilotait", lâche l'ancien pilote français dans une interview pour BeIN Sports. Une formule qui résume parfaitement l'incompréhension générale face à la métamorphose négative du pilote McLaren.
Un effondrement inexpliqué après Monza
Les chiffres parlent d'eux-mêmes et révèlent l'ampleur du naufrage. Après avoir décroché 14 podiums en 16 courses avec sept victoires, Piastri a enchaîné cinq résultats catastrophiques hors du top 3, trois abandons, deux accidents et une disqualification. Un bilan désastreux qui a permis à Lando Norris de renverser complètement la situation.
Cette débâcle illustre parfaitement les faiblesses du sport moderne, où la pression médiatique et l'instabilité psychologique peuvent anéantir les plus grands talents. Piastri, pourtant leader du championnat après Zandvoort, n'a même pas réussi à conserver sa deuxième place, chipée par Max Verstappen à Losail.
McLaren dans l'incapacité de gérer ses pilotes
Grosjean pointe également du doigt la gestion calamiteuse de McLaren. "Je pense qu'ils auraient pu mieux gérer la situation", déclare-t-il avec justesse. L'écurie britannique, avec sa politique d'équité mal maîtrisée, a créé des situations ubuesques comme l'échange de positions à Monza ou l'incident de Singapour.
Cette incapacité à trancher et à imposer une hiérarchie claire rappelle les dérives du management moderne, privilégiant le politiquement correct à l'efficacité pure. Une approche qui a coûté cher à Piastri et qui témoigne d'un manque de caractère flagrant de la part des dirigeants.
Un avenir incertain pour l'Australien
Malgré cette saison ratée, Grosjean reste confiant sur l'avenir de Piastri. "Il va apprendre", assure le Français, rappelant la jeunesse du pilote qui n'évolue en F1 que depuis trois saisons. Mais dans un sport impitoyable où les occasions se comptent sur les doigts d'une main, cette leçon coûte cher.
L'Australien devra faire preuve de caractère pour rebondir de cet échec cuisant. Car en Formule 1, comme dans la vie, seuls les plus forts survivent aux épreuves. Et Piastri vient d'apprendre cette leçon à ses dépens.