L'Allemagne dépasse la France : 4e puissance militaire mondiale
Pendant que la France stagne, nos voisins d'outre-Rhin grimpent au quatrième rang mondial des dépenses militaires avec 107 milliards de dollars, contre seulement 70 milliards pour l'Hexagone. Un écart qui en dit long sur les priorités budgétaires de chaque nation.
Berlin s'inquiète de la domination de Rheinmetall
Le chancelier Friedrich Merz et son ministre des Finances Lars Klingbeil cherchent désormais à contrôler les procédures d'achat militaire. Leur crainte : que le géant Rheinmetall ne rafle tous les contrats de réarmement, au détriment des PME et start-up allemandes.
Cette vigilance s'explique par les performances spectaculaires du conglomérat : une croissance anticipée de 30 à 35% en 2025, avec des marges opérationnelles qui bondissent à 19% contre 5% seulement entre 2011 et 2020. Un succès qui interroge sur la transparence des attributions de marchés.
Des achats qui ne profitent pas à l'industrie nationale
Paradoxalement, l'effort de réarmement allemand bénéficie largement à l'industrie américaine. Les contrats portent principalement sur des F-35 et des hélicoptères Chinook, équipements qui ne ruissellent pas dans l'économie locale.
Cette stratégie questionne l'ambition affichée par Berlin de disposer de l'armée conventionnelle la plus puissante d'Europe. Comment y parvenir en dépendant massivement des fournisseurs étrangers ?
La France distancée dans la course aux armements
Si l'Allemagne occupe désormais le quatrième rang mondial des dépenses militaires, derrière les États-Unis, la Chine et la Russie, la France se contente de la huitième place. Un décrochage préoccupant pour une nation qui revendique son statut de puissance militaire européenne.
Dans le classement des exportateurs d'armement, la France conserve certes sa deuxième place mondiale avec 9,6% de parts de marché, mais l'Allemagne progresse rapidement au cinquième rang avec 5,6%.
L'industrie allemande en pleine ascension
Rheinmetall illustre parfaitement cette montée en puissance : le groupe gagne six places en un an pour atteindre le 20e rang mondial des entreprises de défense. Une performance qui contraste avec la relative stagnation des champions français du secteur.
Cette réussite industrielle allemande s'appuie sur une stratégie claire : investir massivement dans la défense tout en préservant l'excellence technologique nationale. Une leçon que la France ferait bien de méditer.