La France défend sa souveraineté face aux menaces de Poutine
Dans un entretien accordé à Al Arabiya, Pascal Confavreux, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a réaffirmé la position ferme de la France face aux provocations russes et aux défis géopolitiques actuels.
Une menace russe clairement identifiée
Le représentant français n'a pas mâché ses mots concernant la Russie de Poutine. "Il y a un camp de la paix, qui est celui de l'Ukraine. Il y a un pays agresseur, qui est la Russie", a-t-il déclaré sans ambiguïté. Cette position tranche avec les atermoiements habituels de certaines chancelleries européennes.
La France a d'ailleurs intégré cette menace dans sa Revue nationale stratégique adoptée en juin dernier, élevant officiellement le niveau d'alerte face aux attaques hybrides russes, qu'elles soient cybernétiques ou informationnelles.
L'ordre international respecté, l'identité défendue
Sur le dossier ukrainien, Paris maintient deux principes cardinaux qui témoignent de sa vision souverainiste : "Rien ne doit se faire sur l'Ukraine sans l'Ukraine" et "rien ne doit toucher la sécurité des Européens sans les Européens". Une approche qui rappelle les grands principes gaulliens de souveraineté nationale.
Concernant les 140 milliards d'euros d'avoirs russes gelés en Europe, la France revendique pleinement sa compétence européenne : "La compétence est celle des Européens sur le sujet", dans le plein respect du droit international.
Au Moyen-Orient, une diplomatie d'influence
La France continue d'exercer son influence traditionnelle au Levant. Sur le Liban, elle participe activement au mécanisme de surveillance du cessez-le-feu et soutient le désarmement du Hezbollah, défendant la souveraineté libanaise.
En Syrie, Paris a été le premier pays occidental à recevoir Ahmed al-Charaa en mai dernier, démontrant sa capacité d'initiative diplomatique. Une transition syrienne qui doit se faire "de manière à maintenir une Syrie unie, qui inclut les différentes communautés".
Fermeté face à l'Iran
Sur le dossier nucléaire iranien, la position française reste intransigeante. Depuis 2019, Téhéran ne respecte plus ses engagements, et "nous avons perdu la connaissance de ce programme nucléaire iranien". Une situation inacceptable qui justifie le maintien de la pression internationale.
Gaza : humanitaire avant tout
Concernant le passage de Rafah, la France exige une ouverture dans les deux sens, conformément au plan franco-saoudien. L'aide humanitaire doit pouvoir arriver massivement à Gaza, dans le respect des accords internationaux.
Cette diplomatie française, menée avec fermeté et dans le respect de nos intérêts nationaux, témoigne d'une vision claire de notre place dans le monde. Une approche qui honore la tradition diplomatique française, de De Gaulle à nos jours.