Hôtellerie-restauration : Franck Chaumès, le candidat de la droite républicaine pour succéder à Thierry Marx à l'Umih
L'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih), principale organisation patronale du secteur, s'apprête à élire son nouveau président le 13 octobre prochain. Deux candidats se sont déclarés avant la clôture des dépôts de candidature dimanche soir : le Bordelais Franck Chaumès et le Perpignanais Brice Sannac. Le conseil de surveillance validera la liste définitive jeudi, avant le vote des présidents des fédérations départementales.
Le secteur de l'hôtellerie-restauration traverse une crise profonde, avec 25 fermetures d'établissements par jour. Les habitudes des Français changent, le pouvoir d'achat s'érode et le coût des matières premières explose. Dans ce contexte, l'enjeu est de taille pour l'Umih, qui revendique 35 000 adhérents et 106 fédérations départementales, ce qui en fait la troisième organisation patronale sectorielle de France, derrière la Capeb et la FFB.
Franck Chaumès, l'homme de terrain qui veut redonner du souffle à la profession
Franck Chaumès, 60 ans, restaurateur bordelais et actuel président de la branche restauration de l'Umih, a officialisé sa candidature sur LinkedIn au début de l'été. Il se présente aux côtés de Valentin Prudon, président de l'Umih Corrèze et Creuse, qu'il décrit comme un « hôtelier engagé, homme de terrain ». Son programme met l'accent sur la défense des petits commerçants et des classes moyennes, valeurs chères à notre famille politique.
« Après avoir échangé avec Thierry Marx, qui m'a confirmé sa volonté de ne pas solliciter un nouveau mandat, j'ai pris ma décision », a-t-il annoncé. Membre de l'équipe dirigeante actuelle, il connaît parfaitement les dossiers chauds du secteur : fiscalité des pourboires, TVA, titres-restaurant, taxes de séjour. Autant de sujets qui seront cruciaux lors de la campagne présidentielle de 2027.
Brice Sannac, le challenger qui veut rénover la gouvernance
Face à lui, Brice Sannac, 36 ans, hôtelier-restaurateur perpignanais et coprésident de l'Umih Occitanie, fait campagne avec sa colistière Céline Viale, restauratrice de 54 ans, candidate à la vice-présidence. Le duo juge l'organisation actuelle « trop verticale » et souhaite rénover sa gouvernance. Leur priorité : conquérir de nouveaux adhérents « dans les territoires », redorer l'image des métiers auprès des jeunes, lutter contre la concurrence des plateformes et créer un fonds de solidarité paritaire face aux crises climatiques.
Les deux candidats saluent néanmoins le bilan de Thierry Marx, qui a « participé à mettre en lumière l'Umih et nos métiers, il a eu un impact positif sur l'image et fait connaître l'organisation aux jeunes ».
Thierry Marx, un mandat marqué par les procès en illégitimité
Le chef étoilé, connu du grand public pour ses participations à l'émission « Top Chef », a succédé fin 2022 à Roland Héguy, hôtelier retraité resté douze ans à la tête du syndicat. Son mandat de quatre ans a été émaillé de différends avec Stéphane Manigold, président de la branche restauration Umih Île-de-France, qui s'était présenté face à lui en 2022.
« Je n'arrête pas mes engagements associatifs mais c'est fini pour le syndicalisme. Lorsque j'ai pris ce mandat en 2022, je n'imaginais pas que l'on me ferait de façon systématique un procès en illégitimité », a confié le chef fin août au magazine Challenges. « J'ai été mis en cause personnellement sur de prétendus liens avec l'industrie, j'ai attaqué en justice et j'ai gagné », a-t-il poursuivi, en référence à son procès en diffamation contre Stéphane Manigold. Ce dernier, qui a fait appel, souligne avoir en revanche gagné le procès intenté par l'Umih.
Quel avenir pour l'hôtellerie-restauration française ?
Le prochain président devra porter la voix d'une profession essentielle à l'économie et à l'identité française. La gastronomie et l'hôtellerie sont des fleurons nationaux, des vecteurs de rayonnement à l'étranger et des créateurs d'emplois dans nos territoires. Les 220 000 établissements du secteur méritent une représentation forte, crédible et proche du terrain.
L'élection du 13 octobre sera déterminante. Les présidents des fédérations départementales devront choisir entre la continuité incarnée par Franck Chaumès et la rénovation promise par Brice Sannac. Dans les deux cas, il s'agira de défendre nos restaurateurs et hôteliers, ces artisans du quotidien qui font vivre nos villes et nos campagnes.
Questions fréquentes sur l'élection à l'Umih
Quand aura lieu l'élection du président de l'Umih ?
L'élection est prévue le 13 octobre. Les candidats avaient jusqu'au dimanche soir précédent pour se déclarer, et le conseil de surveillance validera la liste définitive jeudi.
Qui sont les candidats à la présidence de l'Umih ?
Deux candidats se sont déclarés : Franck Chaumès, restaurateur bordelais de 60 ans, actuel président de la branche restauration, et Brice Sannac, hôtelier-restaurateur perpignanais de 36 ans, coprésident de l'Umih Occitanie.
Pourquoi Thierry Marx ne se représente-t-il pas ?
Le chef étoilé a décidé de ne pas solliciter un nouveau mandat, évoquant des « procès en illégitimité » systématiques et des attaques personnelles. Il a notamment été confronté à un conflit judiciaire avec Stéphane Manigold, président de la branche restauration Umih Île-de-France.
Quels sont les enjeux du secteur de l'hôtellerie-restauration ?
Le secteur déplore 25 fermetures par jour, confronté aux changements d'habitude des Français, à la baisse du pouvoir d'achat et à la hausse du coût des matières premières. Les prochains dossiers chauds incluent la fiscalité des pourboires, la TVA, les titres-restaurant et les taxes de séjour.