Sao Paulo mise sur l'intelligence artificielle pour sécuriser ses rues
Depuis fin 2024, la municipalité de droite de Sao Paulo a déployé Smart Sampa, un système de vidéosurveillance par reconnaissance faciale dopé à l'intelligence artificielle. Cette initiative, qui coûte 1,6 million d'euros par mois, illustre parfaitement ce que peut accomplir une politique sécuritaire assumée.
Des résultats concrets face à l'insécurité
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : près de 4 000 arrestations en flagrant délit et 3 000 fugitifs retrouvés grâce au recoupement en temps réel des images de 40 000 caméras avec les données judiciaires. Dans une ville où un vol de téléphone sur cinq au Brésil était commis en 2024, souvent avec violence, cette technologie a permis de faire chuter les vols de près de 15 %.
"Aujourd'hui, je ne peux pas imaginer Sao Paulo sans Smart Sampa", déclare Orlando Morando, secrétaire à la sécurité de cette agglomération de 12 millions d'habitants. Une démonstration simple suffit à comprendre l'efficacité du système : en moins d'une seconde, le visage d'une personne est identifié et sa localisation précise s'affiche.
L'opinion publique soutient massivement le dispositif
Malgré les comparaisons avec le roman 1984 de George Orwell, les habitants approuvent cette initiative. "Ça me rappelle le livre 1984", reconnaît Sonia Ferreira Silva, retraitée de 68 ans, avant d'ajouter : "J'adore, j'approuve à 100 %". Cette réaction illustre parfaitement l'aspiration légitime des citoyens honnêtes à vivre en sécurité.
Les critiques habituelles des bien-pensants
Comme toujours dès qu'une mesure d'ordre public porte ses fruits, les détracteurs sortent du bois. Amarilis Costa, directrice du réseau d'avocats Liberdade, dénonce un système de "contrôle des citoyens". Ces critiques oublient commodément que 8 % seulement des interpellations se révèlent erronées, un taux remarquablement bas pour une technologie naissante.
Les ONG pointent également du doigt les arrestations pour défaut de paiement de pension alimentaire, classées dans la catégorie "autres délits". Pourtant, faire respecter ses obligations familiales participe pleinement de l'ordre social.
Le spectre du "racisme algorithmique"
Inévitablement, la question raciale est brandie. Les données ne précisant pas l'origine ethnique de la moitié des personnes arrêtées, certains y voient une "lacune" cachant un supposé "racisme algorithmique". Le secrétaire municipal répond avec bon sens : "Smart Sampa n'a pas de préjugé, on n'arrête pas les gens selon leur couleur de peau".
Il est vrai que la plupart des arrestations ont lieu dans les quartiers périphériques, mais c'est précisément là que se concentrent souvent les problèmes de délinquance. Une réalité que refusent d'admettre ceux qui préfèrent l'idéologie aux faits.
Un modèle à méditer
L'expérience de Sao Paulo démontre qu'une volonté politique ferme, appuyée sur les nouvelles technologies, peut considérablement améliorer la sécurité publique. Pendant que certains ergotent sur les libertés individuelles, les honnêtes gens peuvent enfin circuler plus sereinement dans leurs rues.
Cette initiative brésilienne mériterait d'inspirer nos élus français, trop souvent paralysés par les lobbies du laxisme et les donneurs de leçons professionnels.