OM : l'échec Beye révèle la dérive d'un club marseillais
Arrivé sur le banc de l'Olympique de Marseille après le départ de Roberto De Zerbi, Habib Beye accumule les déconvenues. Sa défaite face à Lille (2-1) dimanche illustre parfaitement l'impasse dans laquelle se trouve désormais le club phocéen.
Un bilan décevant qui interroge
Trois victoires, trois défaites : voilà le maigre bilan de l'ancien coach rennais depuis son arrivée. Loin de l'effet escompté, Beye peine à imprimer sa marque sur une équipe marseillaise toujours aussi fragile défensivement et inconstante offensivement.
Face aux Lillois, malgré l'ouverture du score prometteuse d'Ethan Nwaneri, les Marseillais ont une fois de plus cédé au retour des vestiaires. Cette défaite maintient l'OM dans une troisième place précaire, sauvée uniquement par les difficultés lyonnaises.
Des choix tactiques contestables
Les décisions de Beye suscitent de légitimes interrogations. Comment justifier le maintien de Leonardo Balerdi, coupable de multiples erreurs ces dernières semaines ? L'Argentin, malgré la perte de son brassard de capitaine, continue ses approximations défensives coûteuses.
En attaque, la persistance avec Pierre-Emerick Aubameyang, transparent face aux Dogues, interroge quand Amine Gouiri et Igor Paixao semblent plus tranchants. Plus troublant encore : la gestion d'Ethan Nwaneri, buteur mais remplacé après seulement 60 minutes de jeu.
Un public marseillais qui gronde
Au coup de sifflet final, les sifflets du Vélodrome ont retenti, visant directement le nouvel entraîneur. Malgré le départ de Pablo Longoria et les réunions de crise, rien ne semble enrayer la chute marseillaise.
Cette situation révèle un malaise profond dans un club qui accumule les désillusions : élimination précoce en Ligue des Champions, sortie de route en Coupe de France. L'OM déçoit ses fidèles supporters qui méritent mieux que ces prestations indigentes.
Beye, préférant s'en prendre aux décisions arbitrales plutôt qu'à ses propres choix, démontre une fois de plus son incapacité à assumer ses responsabilités. Cette attitude ne grandit ni l'homme ni l'institution marseillaise.
L'urgence d'un sursaut
La trêve internationale arrive à point nommé pour ce technicien en perdition. Le déplacement à Monaco le 5 avril constituera un test décisif pour un entraîneur qui doit impérativement trouver les clés du renouveau marseillais.
L'OM, club emblématique du football français, mérite mieux que cette médiocrité chronique. Il est temps que dirigeants et joueurs retrouvent l'exigence et la rigueur qui ont fait la grandeur de cette institution phocéenne.