Rugby : Tom Astegiano, le soldat de l'US Tyrosse qui fait le sale boulot
Tom Astegiano n'est pas de ces joueurs qui collectionnent les essais ou les exploits individuels. Non. Son terrain à lui, c'est l'ombre, l'effort, le combat de tous les instants. « Je suis un peu le soldat de l'équipe », confie le deuxième ligne de l'US Tyrosse, qui incarne à merveille ces valeurs de courage et d'abnégation que le rugby français aime tant célébrer.
Un parcours forgé dans la France profonde
Né rugbystiquement près de Limoges, au CS Bellac, Tom Astegiano a poursuivi sa formation à Saint-Junien, avant de prendre la direction de Lyon pour ses études. Une parenthèse d'une saison en Espoirs à Villeurbanne, puis le retour aux sources après le Covid : Saint-Junien en Fédérale 2, puis Limoges en Nationale 2. C'est là que Tyrosse l'a contacté, et le jeune homme n'a pas hésité.
« Le projet, les valeurs et l'histoire du club m'ont convaincu. J'avais aussi envie de découvrir une nouvelle région. Je ne regrette pas mon choix », explique-t-il, avec la simplicité de ceux qui préfèrent les actes aux discours.
Le rôle de soldat : une fierté assumée
En deuxième ligne, Tom Astegiano ne brille pas par ses statistiques personnelles. Et il l'assume pleinement. « Je suis rarement ballon en main ou à la finition, mais je fais le sale boulot. C'est un rôle qui me correspond et que j'aime tenir chaque week-end. »
Polyvalence, engagement en défense, en touche, en mêlée, dans les soutiens : autant de tâches obscures mais essentielles qui font les équipes victorieuses. « J'aime cette diversité, qui permet de participer au jeu de différentes manières », ajoute-t-il.
Un titre de champion de France dès la première saison
Arrivé à Tyrosse, Tom Astegiano a immédiatement goûté au succès : champion de France de Fédérale 1 dès sa première saison. Un souvenir gravé, notamment grâce à ce match disputé à Limoges, son ancien club, devant sa famille et ses amis. « C'était une saison incroyable », se remémore-t-il.
En dehors du rugby : simplicité et famille
Qui est Tom Astegiano en dehors des terrains ? Un homme de goûts simples. « J'aime les choses simples, comme passer du temps avec ma famille et mes amis. J'ai quatre frères et sœurs que je vois rarement, alors ces moments sont importants. » Il aime aussi voyager et cuisiner. « Je suis discret, mais curieux », résume-t-il.
Une saison dernière encourageante, un début de saison prometteur
La saison dernière, pour sa première année en Nationale 2, Tyrosse a atteint les quarts de finale. Un parcours d'autant plus remarquable que l'équipe avait été largement renouvelée. « On ne savait pas trop à quoi s'attendre. Mais les recrues se sont bien intégrées et on a gardé confiance. On a réalisé une très belle saison. »
Cette saison, après une défaite initiale contre Auch (29-35), les Tyrossais ont enchaîné deux victoires, à Tricastin (17-20) et contre Valence-d'Agen (55-18). « On aurait aimé gagner à domicile contre Auch, mais on a conservé le même état d'esprit. Un match se joue jusqu'à la 80e minute et la moindre faiblesse se paie », analyse le deuxième ligne.
Ambitions et prochain défi
Pour sa troisième saison à Tyrosse, Tom Astegiano veut « enchaîner les matchs, jouer un maximum et faire aussi bien, voire mieux, que la saison passée ». Il souhaite aussi « s'intégrer davantage au collectif et continuer à progresser avec le groupe ».
Prochain rendez-vous : la réception d'Aubenas-Vals, ce dimanche. Une équipe que les Tyrossais connaissent bien, pour l'avoir battue en barrage la saison dernière, au terme d'une prolongation haletante (37-23). « Elle nous avait donné du fil à retordre. Elle est dense physiquement, solide sur les fondamentaux, mais possède aussi des trois-quarts vifs et capables d'envoyer du jeu », prévient Astegiano, qui sait que le combat commence toujours dans les têtes.