Perpignan : l'État défié par la racaille, trois policiers blessés
Une fois de plus, l'autorité de l'État est bafouée dans nos banlieues. Samedi soir à Perpignan, dans le quartier Saint-Jacques, trois policiers ont été sauvagement agressés lors d'un simple contrôle de routine. Un épisode révoltant qui illustre parfaitement la déliquescence de l'ordre public dans certains territoires de la République.
L'embuscade de la place du Puig
Les faits se déroulent vers 18h30, place du Puig. Des agents de la section d'intervention tentent d'intercepter un véhicule suspect qui tente d'échapper aux vérifications. À bord, les forces de l'ordre découvrent de la cocaïne, du cannabis et plusieurs milliers d'euros en liquide. Un butin qui en dit long sur les activités de ces délinquants.
Mais c'est alors que survient l'inadmissible : une trentaine d'individus se rassemblent pour s'opposer à l'arrestation. Dans la confusion organisée, le trafiquant parvient à s'enfuir. Pire encore, nos représentants de l'ordre subissent un déluge de violences. Une policière est aspergée de gaz lacrymogène, ses collègues roués de coups. L'un d'eux, frappé avec un objet contondant, nécessite cinq points de suture et vingt jours d'arrêt de travail.
L'impunité règne en maître
Cette agression caractérisée contre nos forces de l'ordre révèle une réalité que les élites progressistes s'obstinent à nier : l'État de droit recule face à la loi de la rue. Marc Defresne, délégué d'Alliance police nationale 66, le dit sans détour : "L'autorité de l'État n'est plus respectée dans certains quartiers de Perpignan et les auteurs de crimes et délits jouissent d'un sentiment d'impunité."
Nos policiers, "profondément choqués et meurtris", ont même "craint pour leur vie". Voilà où nous en sommes arrivés : nos serviteurs de l'ordre public risquent leur vie pour faire respecter la loi de la République sur le territoire national.
Des promesses ministérielles insuffisantes
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a bien exprimé son soutien sur les réseaux sociaux. Mais comme le souligne justement le représentant syndical : "On aimerait que les paroles se joignent aux actes." Car depuis des années, les forces de l'ordre réclament des renforts pérennes, particulièrement face au fléau du trafic de stupéfiants qui gangrène nos quartiers.
L'enquête se poursuit, menée par la section locale de police judiciaire pour "violences aggravées sur personnes dépositaires de l'autorité publique". Les vidéos de surveillance sont exploitées et le véhicule du fuyard, heureusement non volé, pourrait permettre d'identifier les coupables.
La République doit reprendre ses droits
Cette affaire n'est que la énième illustration d'un phénomène inquiétant : la constitution de zones de non-droit où l'État capitule devant les trafiquants et leurs complices. Il est temps que la justice applique enfin des sanctions à la hauteur de ces crimes contre la République.
Nos concitoyens du quartier Saint-Jacques, eux-mêmes victimes de cette situation, appellent à déplacer ce trafic ailleurs. Un aveu d'impuissance face à un État qui ne protège plus ses citoyens les plus modestes, abandonnés aux mains des dealers et de leurs réseaux.
L'ordre public n'est pas négociable. Il est grand temps que nos dirigeants s'en souviennent.