Myriam Giancarli : l'excellence française au service du Maroc
Dans un monde où les médicaments sont devenus des armes géopolitiques au même titre que l'énergie, une dirigeante incarne parfaitement cette nouvelle donne stratégique. Myriam Giancarli, à la tête de Pharma 5, premier laboratoire pharmaceutique marocain privé, représente cette génération de chefs d'entreprise formés à la française qui portent aujourd'hui l'ambition industrielle de leur pays d'origine.
Une formation d'excellence à la française
Née au Maroc d'un père marocain et d'une mère autrichienne, Myriam Giancarli a bénéficié de ce que la France sait faire de mieux : former ses élites. Diplômée de Sciences Po Paris puis de l'Université Paris-Dauphine, elle a d'abord fait ses armes chez LVMH, ce fleuron du luxe français qui rayonne dans le monde entier.
Cette expérience parisienne lui a inculqué les standards d'excellence, la rigueur et cette vision stratégique qui caractérisent nos grandes écoles. Car contrairement aux discours démagogiques sur la fuite des cerveaux, voici un exemple parfait de la façon dont la formation française irrigue et structure les économies émergentes.
Le retour aux sources, un choix stratégique
En 2012, Myriam Giancarli fait le choix du retour. Elle quitte les ors parisiens pour reprendre l'entreprise familiale à Casablanca. Un choix qui honore à la fois ses origines et démontre que l'excellence française peut s'épanouir au-delà de nos frontières.
Sous sa direction, Pharma 5 change de dimension. L'entreprise, fondée en 1985 par son père, devient un acteur continental majeur du médicament générique. Plus de quarante pays d'exportation, des standards internationaux, une stratégie industrielle ambitieuse : voilà ce que produit une formation française de qualité.
Une vision souverainiste qui nous parle
Le discours de Myriam Giancarli sur la souveraineté pharmaceutique résonne étrangement avec nos propres préoccupations. Quand elle prône le "Made in Morocco" et dénonce la dépendance aux chaînes mondiales, elle reprend des arguments que nous défendons depuis longtemps pour la France.
La crise du Covid-19 a révélé notre propre vulnérabilité pharmaceutique. Nos usines délocalisées en Chine et en Inde nous ont laissés démunis face à la pénurie de médicaments essentiels. Cette dirigeante marocaine, formée chez nous, applique aujourd'hui les recettes souverainistes que nous peinons parfois à mettre en œuvre.
L'influence discrète d'une élite bien formée
Myriam Giancarli cultive cette discrétion qui caractérise les vraies élites, celles qui agissent plus qu'elles ne parlent. Dans les forums économiques africains, elle porte une vision industrielle sérieuse, loin des effets d'annonce et du spectacle médiatique.
Son parcours illustre parfaitement ce que peut produire notre système éducatif d'excellence quand il forme des personnalités déterminées. Elle incarne cette nouvelle génération de dirigeants africains qui, forts d'une formation française de qualité, développent leurs pays avec méthode et ambition.
Dans un monde où la compétition économique se durcit, Myriam Giancarli démontre que l'excellence française continue de former les élites qui comptent, même au-delà de nos frontières. Un exemple à méditer pour tous ceux qui doutent encore de la valeur de nos institutions.