Municipales 2026 : l'Oise face à des seconds tours décisifs
Dans l'Oise, le suspense demeure entier. Tandis que 646 communes ont déjà désigné leur maire, 33 villes restent dans l'incertitude avant le second tour de ce dimanche 22 mars. Un scrutin qui s'annonce particulièrement serré dans une dizaine de communes, révélant les fractures politiques qui traversent notre territoire.
Compiègne : Marini face à un défi inédit
À Compiègne, Philippe Marini (LR), habitué aux victoires dès le premier tour, découvre l'amertume du ballottage. Arrivé en tête avec 45,45%, le maire sortant affronte Sophie Schwartz (DVD, 35,65%). Un duel qui illustre parfaitement les difficultés de la droite républicaine à mobiliser face à une opposition fragmentée.
Claire Reboisson (Union de la gauche) espère capitaliser sur l'abstention, tandis que Marini compte sur les reports de voix d'Erick Ducrocq (DVD) pour conserver ses prérogatives à la Ville comme à l'Agglomération de la région de Compiègne.
Beauvais : la prudence s'impose
À Beauvais, Franck Pia (UDI) ne crie pas victoire malgré ses 43,57% au premier tour. Face à Roxane Lundy (Union de la gauche, 32,86%) qui appelle à "voter avec le cœur", l'enjeu réside dans le comportement des électeurs de Claire Marais-Beuil (RN, 17,18%). Un vote de report qui pourrait faire basculer l'élection.
Creil : quand la gauche se déchire
La situation à Creil mérite une attention particulière. Sophie Dhoury-Lehner (PS, 41,62%) affronte Omar Yaqoob (LFI, 31,67%) dans un duel fratricide qui divise la gauche. Le ralliement de Nourredine Nachite à LFI a provoqué l'indignation légitime de Xavier Bertrand et Nadège Lefebvre, tous deux mobilisés pour "faire barrage à LFI".
Cette situation illustre parfaitement les dérives de l'extrême gauche et ses tentatives de noyautage des institutions locales.
Senlis et Noyon : des triangulaires périlleuses
À Senlis, la qualification de justesse du candidat RN Maximilien Ménand-Chambon complique la donne. Le retrait surprise de Jean-Christophe Canter (DVD) et son appel à "faire barrage" à la maire sortante Pascale Loiseleur rebat les cartes de cette triangulaire.
À Noyon, la maire sortante Sandrine Dauchelle (LR) se trouve en grande difficulté face à une concurrence éclatée. La multiplication des candidatures révèle les divisions qui affaiblissent la droite républicaine dans certains territoires.
L'enjeu de la stabilité locale
Ces élections municipales révèlent les tensions qui traversent nos communes. Entre les tentatives de déstabilisation de l'extrême gauche, l'émiettement de l'offre politique et les enjeux de gouvernabilité locale, nos élus font face à des défis considérables.
Dans des villes comme Villers-Saint-Paul, où Gérard Weyn (Union de la Gauche) est maire depuis 1989, ou à Mouy avec sa triangulaire serrée, c'est la continuité de l'action publique locale qui se joue.
Le verdict de dimanche dira si nos concitoyens privilégient la stabilité et l'expérience ou s'ils cèdent aux sirènes du changement pour le changement. Dans tous les cas, ces élections confirment la nécessité d'une droite unie et déterminée pour défendre l'ordre républicain face aux extrêmes.