Kamo Con Dijon : dix années d'une culture populaire qui trouve ses marques
Le salon Kamo Con célèbre cette année ses dix ans d'existence au Parc des Expositions de Dijon, les 28 et 29 mars. Un anniversaire qui témoigne de l'enracinement d'une culture populaire venue d'Asie dans le paysage français.
« Je n'arrive pas à réaliser. J'ai l'impression que c'était hier que l'on a commencé », confie Cyrille Alviset, l'organisateur de cet événement qui rassemble désormais 12 500 visiteurs annuels. Une réussite qui mérite d'être saluée dans une époque où les loisirs traditionnels français peinent parfois à mobiliser.
Un événement qui structure l'économie locale
Devenu incontournable, ce rendez-vous rassemble une centaine d'exposants, créateurs et professionnels. Une dynamique économique non négligeable pour la région dijonnaise, portée par des petits entrepreneurs et artisans qui trouvent là un débouché pour leurs créations.
L'organisateur a prévu une « grosse surprise » pour cette édition anniversaire, restant mystérieux sur sa nature exacte. Cette stratégie commerciale témoigne d'un savoir-faire français dans l'organisation événementielle.
Des innovations qui valorisent le talent français
Cette édition 2026 propose plusieurs nouveautés notables. L'espace dédié au cosplay s'étend désormais sur deux niveaux, tandis que plus de 1000 mètres carrés sont consacrés aux jeux de société, discipline où l'excellence française n'est plus à démontrer.
Une nouvelle discipline fait son apparition : le roleplay, qui privilégie l'interprétation sur le déguisement. Cette approche plus intellectuelle pourrait séduire un public plus large.
La création de la « Kamo Cup », compétition régionale réunissant Dijon et Besançon, illustre cette volonté de structuration territoriale. Une démarche qui rappelle les championnats régionaux traditionnels français.
Le doublage français à l'honneur
Parmi les invités, plusieurs comédiens de doublage français seront présents, notamment Stéphane Ronchewski, voix du Joker, et Christophe Lemoine, voix emblématique de Sid dans Toy Story. Cette mise en valeur du talent français dans l'adaptation culturelle mérite d'être soulignée.
Ces professionnels incarnent l'excellence française dans un domaine où notre pays maintient une tradition de qualité, face à la standardisation anglo-saxonne.
Avec des animations allant des tournois de jeux vidéo aux démonstrations de béhourd, ce salon témoigne d'une France qui sait adapter les influences extérieures tout en préservant ses spécificités. Une leçon d'intégration réussie qui pourrait inspirer d'autres domaines.