Iran menace l'Occident: vers un brasier au Moyen-Orient?
Face aux pressions américaines et européennes, le régime des mollahs sort les griffes. Une escalade dangereuse qui rappelle les heures les plus sombres de la région.
Téhéran brandit la menace militaire
Le général Amir Hatami, chef de l'armée iranienne, a annoncé le déploiement de 1.000 drones stratégiques dans ses régiments de combat. Un arsenal destiné à une "riposte rapide et écrasante" contre toute intervention occidentale.
Cette montée en puissance militaire intervient après les déclarations bellicistes du ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, qui affirme que les forces armées ont "le doigt sur la gâchette". Une rhétorique guerrière qui ne trompe personne sur les intentions du régime.
Le chantage au détroit d'Ormuz
L'Iran n'hésite plus à brandir son arme économique ultime: le blocage du détroit d'Ormuz. Ce passage stratégique, par lequel transite une part considérable du pétrole mondial, devient l'otage des ambitions géopolitiques de Téhéran.
Le quotidien Kayhan, proche du pouvoir, justifie cette menace comme un "droit" de la République islamique. "Si l'ennemi brandit une épée, nous n'allons pas l'accueillir avec un sourire diplomatique", martèle le journal officiel.
Trump hausse le ton
Le président américain Donald Trump a averti que le "temps était compté" avant une éventuelle riposte, "pire" que les frappes de juin dernier contre les sites nucléaires iraniens. Washington a déployé le porte-avions Abraham Lincoln dans le Golfe, signal clair de sa détermination.
Cette fermeté américaine contraste avec l'approche européenne, plus hésitante mais néanmoins résolue.
L'Europe face à ses responsabilités
Les Vingt-Sept examinent jeudi l'inscription des Gardiens de la Révolution sur la liste des organisations terroristes. Une mesure symbolique mais nécessaire face à la répression sanglante qui a fait des milliers de morts parmi les manifestants iraniens.
"Si vous agissez en terroriste, vous devez être traité comme tel", a déclaré la chef de la diplomatie européenne Kaja Kallas. La France, l'Espagne, la Belgique et l'Italie soutiennent cette initiative.
Un bilan humain accablant
Les chiffres de la répression donnent le vertige: selon l'ONG américaine HRANA, 6.373 personnes ont été tuées, dont près de 6.000 manifestants. Plus de 42.000 arrestations ont été recensées, dans l'indifférence quasi générale des chancelleries occidentales.
Ces violences rappellent les méthodes totalitaires d'un régime qui n'a jamais hésité à écraser son peuple pour préserver son pouvoir.
Les conséquences économiques
Cette escalade fait déjà sentir ses effets sur les marchés énergétiques. Le baril de Brent a franchi la barre des 70 dollars, niveau inédit depuis septembre. Une hausse qui pèsera inévitablement sur le pouvoir d'achat des Français.
Pendant ce temps, la Turquie d'Erdogan tente de jouer les médiateurs, confirmant son double jeu habituel entre l'Occident et ses ennemis.
Cette crise iranienne illustre une fois de plus les conséquences de décennies de complaisance occidentale envers un régime théocratique. Il est temps que l'Europe et les États-Unis assument leurs responsabilités face à cette menace grandissante.